A noter

cliquez sur l'image pour acceder à la rubrique

Comment nous joindre

SYNDICAT CFDT SERVICES AUBE

Tel : 03.25.73.49.08

Fax : 03.25.73.04.91

2A Boulevard du 1er RAM

10000 TROYES
Tel secrétaire générale : 07.82.62.97.54

@:cfdt-services-aube@orange.fr

Actualités

Petit memento à l'usage des jeunes qui ne veulent pas travailler au noir

Cliquez sur l'image pour acceder à la rubrique

Agenda

 

La réunion du Conseil

aura lieu le

Jeudi13 décembre 2018

 

De 13H30 à 17H00


 

 

       Articles de presse locale

Souffrance au travail : la CFDT s’engage

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Article publié le 31/10/2018

 

 

Au centre hospitalier de Troyes les « santé sociaux » montent au créneau pour dénoncer la souffrance vécue par les agents dans les services.

Chez McDo, les salariés n’ont pas vraiment la frite

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

 

 

Article publié le 24/10/2018

 

LE BILLET DE LIBÉRATION CHAMPAGNE

 

Plus de 100 postes proposés: le textile aubois recrute

Cliquez sur l’image pour accéder au site

Article publié le 23/10/2018

 

 

Une dizaine d’entreprises auboises ont participé au forum emploi « Avenir textile ».

 

 

L’abattoir de volailles de Traînel condamné

Cliquez sur l’image pour accéder au site

Article publié le 18/10/2018

 

L’information est d’abord parvenue aux oreilles des agents de l’Urssaf. Le 13 février 2017, un courrier anonyme les informe que certains employés de l’abattoir de volailles hallal ne disposeraient d’aucun contrat. L’enquête commence.

 

Creney-près-Troyes - Aki Sushi : les cuistots dormaient sous le toit en tôle

Cliquez sur l'image pour accéder à l'article

Article publié le 04/10/2018

 

Les conditions déplorables d'hébergement de salariés d'un restaurant asiatique ont engagé le préfet de l'Aube à procéder à la fermeture immédiate de l'établissement.

CFDT : Les retraités réfractaires au gel des pensions

Cliquez sur l'image pour accéder à l'article

Article publié le 02/10/2018

 

Les annonces estivales du gouvernement n’ont pas été très appréciées, notamment celles sur le gel des pensions et la fin de leur indexation sur l’inflation. Pour les retraités, l’addition est salée.

Plan santé du gouvernement: « On ne fait pas une réforme sans moyens» selon la CFDT  

Cliquez sur l'image pour accéder à l'article

Article publié le 24/09/2018

 

Alors que les élections de la fonction publique se profilent, la CFDT prend position sur le manque chronique de moyens dans l’Aube.

Pour les retraités, l’addition est salée

Cliquez sur l'image pour accéder à l'article

Article publié le 07/09/2018

 

Les retraités CFDT ont peu goûté les annonces de l’été, notamment celle sur les pensions, qui va leur faire perdre du pouvoir d’achat. Car elles ne sont plus indexées sur l’inflation.

 

 

Moins de salariés et moins de services à la CCI de l’Aube ?

Article publié le 18/07/2018

 

Inquiets pour l’avenir, les salariés et responsables de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Aube ont manifesté hier midi, devant le siège troyen, Espace Regley.

 

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Licenciement jugé sans motif : 1,5 million d’euros d’indemnités pour les ex-Petitjean

Article publié le 14/07/2018

 

Le licenciement de 50 salariés de Petitjean en 2015 vient d’être jugé sans cause réelle et sérieuse. En moyenne, ils recevront une indemnité de 30 000 €.

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Des ateliers de Lacoste fermeront dans la Marne et la Haute-Marne

Article publié le 31/05/2018

 

Les ateliers de bonneterie situés à Vitry-le-François et Suippes (près de Châlons-en-Champagne) fermeront le 31 décembre. Les salariées, environ 50, font les frais du projet « de recentrage de l’outil industriel » du groupe Lacoste. Deux autres ateliers, situés en Haute-Marne, à Montier-en- Der et Froncles, sont également concernés par cette fermeture.

 

Les salariées, si elles veulent conserver leur emploi, devront travailler à Troyes ou à Vaucouleurs (Meuse).

 

En ce qui concerne les salariées vitryates, elles seraient « 3 ou 4 » à rejoindre Troyes et « 2 ou 3 » le site de Vaucouleurs. À Suippes, site menacé depuis plusieurs années, le maire, Jean-Raymond Egon, estime à 4 ou 5 le nombre de femmes décidées à rejoindre Troyes sur les 25 que compte le site.

 

Un article non signé publié dans Libération Champagne

Près de 700 manifestants à Troyes pour défendre la fonction publique

Article publié le 23/05/2018

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Absorba Poron (Troyes) bientôt sous le giron du chinois Semir

Article publié le 08/05/2018

 

Rebaptisé Kidiliz en 2016, l'ex-groupe Zannier auquel appartient le site Absorba de Troyes (100 salariés en logistique et conception) est en passe d'être racheté par Semir, le géant chinois de la mode enfantine qui affiche 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaire, notamment grâce à sa marque phare Balabala.

 

Les négociations exclusives en cours donneraient naissance au numéro deux mondial du secteur avec un chiffre d'affaires autour des 2 milliards d'euros. La famille Zannier, encore actionnaire à 100 % de Kidiliz (427 M€ de chiffre d'affaires) céderait le contrôle du groupe aux Chinois mais l'équipe de direction actuelle arrivée en 2013 resterait en place.

 

Kidiliz compte 3 500 salariés dont la moitié en France, 802 magasins en France, 521 à l'étranger, et possède une dizaine de marques dont Catimini, 3 Pommes, Jean Bourget, Lili Gaufrette, Chipie, Dim, Kenzo Kids, Junior Gaultier, Paul Smith Junior... et Absorba, la marque née et développée à Troyes par les Ets Poron.

 

Un article non signé publié dans Libération Champagne

France Sécurité Evénements: ils attendent leurs salaires et redoutent la précarité

Article publié le 17/04/2018

 

Au moins une quinzaine de salariés, sans travail et sans salaire, vont saisir les prud’hommes à Troyes.

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

PSI : « Les salaires se font toujours attendre ».

Article publié le 13/04/2018

 

Des employés s’inquiètent de ne pas avoir encore été payés.

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

FSE : les salariés vont saisir les prud’hommes

Article publié le 13/04/2018

 

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

La galaxie «FSE» en pleine déroute

Article publié le 10/04/2018

 

Les salariés de cette entreprise de sécurité sont invités à rester chez eux. Les salaires de mars sont impayés. L’entreprise n’a en fait pas d’autorisation d’exercer. Une histoire surprenante.

 

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l 'article

 

PSI et ELAP: le jour d’après…

Article publié le 04/04/2018

 

Un nouveau chapitre s’ouvre pour les salariés de PSI et ELAP, qui viennent d’être rachetés par la société BIOLOG. Le personnel a rencontré, hier matin, le nouveau patron, François SERBOURCE.

 

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

18 licenciements à PSI et quatre pour ELAP

Article publié le 02/04/2018

 

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

 

Une forte mobilisation pour un week-end pascal animé chez Carrefour

Article publié le 01/04/2018

 

En réponse à l’appel à la grève, la mobilisation était importante, ce samedi, dans les magasins aubois.

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

À Romilly, 50% de grévistes chez Carrefour Market

Article publié le 01/04/2018

 

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

PSI: le tribunal de commerce retient l’offre de reprise de Biolog

Article publié le 31/03/2018

 

Les juges du tribunal de commerce de Reims ont tranché, et validé la reprise des six sociétés du groupe Financière Pontoise par la SARL Biolog, représentée par François Serbource.

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Le personnel de Carrefour en grève samedi à La Chapelle Saint-Luc et Saint-André-les-Vergers

Article publié le 30/03/2018

 

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l'article

PSI: le tribunal de commerce de Reims statuera vendredi

Article publié le 29/03/2018

 

À l’issue de l’audience durant laquelle le projet de reprise de Biolog a été présenté, les juges ont décidé de s’accorder un dernier délai avant leur verdict. Rendez-vous vendredi, 14 h.

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Grève chez Gravotech pour les salaires

Article publié le 28/03/2018

 

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), les salariés de Gravotech* ont exprimé leur mécontentement en faisant grève, hier, de 9 h à 16 h environ. En cause, le refus de la direction d’une augmentation de salaire globale de 3 %. Celle-ci proposait une augmentation mais qui pouvait varier en fonction de la catégorie professionnelle, selon les représentants de la CGT : « Nous demandons la même augmentation de 3 % pour tout le monde. Libre ensuite à la direction d’y ajouter une augmentation individuelle. »

Un débrayage d’une heure était prévu mais les salariés ont souhaité poursuivre le mouvement. Finalement, dans l’après-midi, la direction a accepté les demandes des représentants du personnel.

Les grévistes (environ 80 personnes, soit 30 % des salariés) ont alors repris le travail.

Un article non signé publié dans Libération Champagne n° 25265  

 

Note : * Anciennement Gravograph à La Chapelle-saint-Luc.

Le groupe Gravotech dont le siège social est à Rilleux-La- Pape dans le département du Rhône, est le regroupement de trois société : Gravograph, Technifor et Vision Numeric.

54 emplois à pourvoir dans la restauration sur l’aire de Fresnoy-le-Château sur l’A5

Article publié le 27/03/2018

 

Deux restaurants – Memphis Coffee et Léo Resto – prévoient une ouverture à la mi-juin sur l’aire de Troyes – Fresnoy-le-Château sur l’A5. À la clé, 54 emplois à pourvoir.

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Des syndicats unis pour défendre le service public

Article publié le 23/03/2018

 

Ils étaient plus de 1 000 manifestants, hier après-midi, à défiler dans les rues de Troyes à l’appel des différents syndicats de fonctionnaires. La mobilisation pourrait se poursuivre.

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

La Miroiterie de Champagne placée en liquidation judiciaire

Article publié le 21/03/2018

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

PSI : un repreneur potentiel

Article publié le 20/03/2018

Trois semaines après la dernière audience, le tribunal de commerce de Reims n’a pas eu de nouvelle offre de reprise pour Pont-sur-Seine industries. Fin du suspense le 28 mars.

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

CFDT: retraités en colère mais pragmatiques

Article publié le 19/03/2018

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

La Société nogentaise de blanchisserie en liquidation: des repreneurs potentiels

Article publié le 16/03/2018

L’entreprise, qui compte 31 salariés, a été placée en liquidation judiciaire avec une poursuite d’activité autorisée jusqu’au 27 mai, en vue d’une cession.

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Les retraités se sentent floués

Article publié le 16/03/2018

Ils étaient plus d’un millier dans les rues troyennes et une centaine à Bar-sur-Aube et Romilly à manifester leur opposition à la réforme de la CSG qui grève sérieusement leur budget.

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Trente postes à pourvoir au futur restaurant de Mesnil-Saint-Père

Article publié le 15/03/2018

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

Les retraités dans la rue jeudi 15 mars 2018

Article publié le 13/03/2018

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

 

SCIAE: Après l’annonce de la reprise, un relatif soulagement

Article publié le 10/03/2018

 

 

Cliquez sur l’image pour accéder à l’article

 

Maintenant, place au plan social à la SCIAE

Une offre de reprise, au moins 100 salariés sur le carreau : la SCIAE, c’est (presque) fini.

Sur le site, les salariés aspirent maintenant à passer à autre chose. - Archives 2017 Photographe: Archives 2017

Article publié le 18/01/2018 dans Libération Champagne

 

Mercredi, à la sortie de l’usine de la SCIAE, les visages ne sont guère plus moroses que d’habitude. Les salariés apprennent par bribes, « sur Facebook, dans l’Est éclair », « par des on-dit, des bruits… », qu’une seule offre de reprise a été faite.

Présentée par trois membres de l’entreprise (voir notre précédente édition), elle prévoit le maintien de 32 emplois sur les 132 que compte le site aujourd’hui.

Même si les employés, les représentants syndicaux ou le secrétaire du comité d’entreprise reconnaissent que la proposition a le mérite d’exister, ils sont globalement sceptiques.

« Trente - deux personnes, c’est peu ; surtout avec seulement douze personnes en production. C’est impossible de faire tourner les ateliers comme ça », estiment Frédéric, 21 ans d’entreprise, et Didier, 23 d’ancienneté.

Pour Yohan, en poste depuis 21 ans, « ça fait cinq ans que l’activité baisse ; aujourd’hui, on touche le fond. C’est pesant ; tous les jours, on vient travailler en se demandant ce qui va se passer. »

 

« DIFFICILE DE SE PROJETER »

Présent sur le site depuis sept ans, Yoann, comme la plupart de ses collègues, n’est pas «  surpris. On n’avait plus beaucoup d’espoir. Mais tant que rien n’est officiel, c’est difficile de se projeter trop loin. »

Se projeter et envisager l’après, c’est bien désormais ce à quoi les salariés de la SCIAE aspirent. Leurs représentants aussi. Pour Gilles Marchand, secrétaire du comité d’entreprise,   « les gens s’attendaient à cela depuis des semaines, ils se sont préparés. Il faut attendre de savoir si l’offre de reprise sera validée. Et on va commencer à travailler sur le plan social », puisque de toutes façons, il y aura des licenciements : 100 ou 132, selon la décision du tribunal de commerce le 13 février.

Pour Alain Lucan, délégué syndical CGT, « on ne peut pas se réjouir de cela, mais si 32 emplois sont sauvés, c’est toujours ça. Et puis, surtout, maintenant, les salariés savent, c’est un soulagement. »

Patrick Lor, délégué CFDT, « est dégoûté ». Mais, comme ses homologues syndicalistes, il va « se battre pour que les gens partent dans les meilleures conditions possibles ». Quant au directeur du site, Daniel Souissi, il n’a pas souhaité s’exprimer.

Le soir, lors du conseil municipal, le maire  Jacky Durvy a confié : « Aujourd’hui, je crois que la commune ne peut rien faire… Je vois mal comment ils (les trois salariés qui ont déposé une offre de reprise, NDLR) peuvent avancer. Mais je leur souhaite de réussir. » !

Article de Carole LEGRIS

La SCIAE devrait perdre 100 de ses 132 emplois

Un seul repreneur s’est manifesté pour l’entreprise de fabrication de meuble. Il ne reprendrait que 32 des 132 salariés à Dienville. Un véritable coup de massue.

En septembre dernier, les salariés avaient manifesté leur inquiétude. – Archives Photographe: Archives

Article publié le 17/01/2017

 

Un vrai coup de massue. Un énième coup de massue même. Après  la liquidation de SIMPA (360 salariés) à Vendeuvre-sur-Barse en 2014, puis celle de l’usine Allia (80 salariés) à La Villeneuve-au-Chêne en juillet dernier, c’est désormais au tour de la SCIAE d’affronter les pires difficultés.

 

Placée en redressement judiciaire  le 5 décembre dernier, l’entreprise de meubles de Dienville compte encore 132 salariés. « Il y aura des licenciements », avait prévenu Me Contant à sa sortie du tribunal. L’administrateur judiciaire avait vu juste, mais n’envisageait sans doute pas l’ampleur de la catastrophe sociale à venir.

 

Alors que le dépôt des offres est clôturé depuis lundi soir, une seule offre, émanant de trois cadres de la SCIAE, a été pour l’heure déposée au tribunal de commerce de Troyes. L’offre déposée par la directrice des ressources humaines Audrey Baudry, le contrôleur de gestion Bernard Cudel et le comptable Jean-Baptiste Clément, ne prévoit la reprise que de 32 des 132 salariés. Ce qui signifie que 100 personnes se retrouveront au chômage peu après la décision du tribunal programmée pour le 13 février.

 

« Cent salariés qui partent, cela fait beaucoup, résume, dépité, Gilles Marchand. On va essayer de modifier le projet de reprise pour qu’il y ait plus de salariés repris. Mais tout le monde attend la fin, ajoute le secrétaire du comité d’entreprise. Depuis le retour des vacances de Noël, on sentait que c’était terminé. Les grands groupes comme Demeyere, Parisot ont étudié une possible reprise, mais aucun n’a donné suite. L’ancien directeur Denis Lavandier s’est également retiré en estimant que le dossier était trop mal engagé. Et finalement, seuls les cadres de l’entreprise ont eu le courage de faire une offre. Reste à savoir si elle sera validée. De toute façon, pour la plupart d’entre nous, on va se retrouver le bec dans l’eau. Et après, pour retrouver du boulot dans la région, ce n’est pas évident  ».

 

Nous reviendrons évidemment dans l’une de nos prochaines éditions sur la situation de la SCIAE, une entreprise « historique » du département. Créée en 1948 par Georges Sciannamea, dirigée par son gendre Denis Lavandier de 1977 à 2010, la société de meubles de Dienville avait été finalement rachetée par un fonds d’investissement avant de rentrer dans le giron du groupe allemand Vivonio.

Article de THIERRY PÉCHINOT

La rupture conventionnelle collective : plans sociaux et licenciements au rabais?

Pas prévue dans les premières moutures de la loi Travail, la rupture conventionnelle collective a vite séduit le patronat. Beaucoup moins les syndicats.

Sur le plateau de l’émission Cash Investigations sur France 2, le 26 septembre dernier, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, vantait les avantages de la rupture conventionnelle collective. - (Photo : Capture d’écran)

Article publié le 13/01/2018

 

C’était une mesure plutôt discrète des ordonnances réformant le Code du travail. Mais une mesure qui s’est vite révélée emblématique. La rupture conventionnelle collective (RCC) est un accord collectif qui peut définir les modalités et les conditions de la rupture d’un commun accord du contrat de travail entre l’employeur et des salariés. Le plan de départs volontaires, établi par l’accord, a pour but d’atteindre un objectif de suppression d’emplois en excluant tout licenciement. Elle est entrée en vigueur le 22 décembre 2017. La mesure était réclamée par le patronat et dès sa mise en place, plusieurs entreprises ont annoncé qu’elles allaient s’en servir.

 

ACCORD AVEC LES SYNDICATS MAJORITAIRES

Ce fut le cas de l’enseigne d’habillement Pimkie (groupe Mulliez qui possède notamment Auchan) qui a ainsi occupé la scène médiatique pendant plusieurs jours, espérant sans doute être labellisée « première entreprise » ayant utilisé cette mesure.

Patatras ! Le mardi 9 janvier, en soirée, les responsables de l’enseigne ont dû annoncer qu’ils renonçaient, faute d’accord syndical. Car c’est l’une des conditions sine qua non à la validation de la RCC : elle doit faire l’objet d’un accord avec les syndicats qui doivent représenter au moins 50 % des salariés de l’entreprise. Il s’agit bien d’un accord, donc il n’est pas possible à l’employeur d e l’imposer aux syndicats (et réciproquement).

La direction de Pimkie avait sans doute misé sur un accord avec les syndicats dits « réformistes » pour faire passer la mesure. Elle a essuyé un cuisant revers, la CFDT ayant refusé de donner son accord à ce qui s’apparentait à un plan social déguisé. Les syndicats ont notamment pointé du doigt l’incohérence d’un plan de départs « volontaires » alors que des fermetures de magasins sont programmées (37 magasins sur 321). Un petit côté « volontaires forcés » qui n’a pas échappé aux syndicats.

« La ligne de la CFDT reste la défense des salariés, sans s’arquebouter sur des positions de principe », rappelle Rémi Bardeau, le secrétaire de l’Union départementale CFDT.

Toutefois, si le syndicat se dit prêt à étudier en détail toute proposition, il refuse que la RCC puisse être utilisée afin de se débarrasser des salariés fragilisés comme les seniors, ce qui ont de l’ancienneté, ne sont pas formés ou encore syndiqués.

 

MOINS DE PROTECTION ET DE GARANTIES POUR LES SALARIÉS

« Il n’y a vraiment aucun intérêt pour les salariés dans les RCC », insiste le responsable syndical. Pour lui, soit l’entreprise a des difficultés financières et elle peut alors utiliser le dispositif du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi, parfois encore appelé plan social) qui est plus protecteur pour les salariés avec des possibilités de formation, d’accompagnement, d’indemnisation plus importante ; soit l’entreprise n’a pas de difficultés financières et veut surtout s’adapter aux mutations des marchés mais, « il est de la responsabilité de l’entreprise de former les salariés afin de leur permettre d’évoluer. »

Même son de cloche à la CFE-CGC. Le syndicat des cadres a un avis plutôt négatif sur la RCC. « On est en train de flexibiliser à l’extrême le marché du travail. Tout est fait pour encourager le départ des entreprises, ce n’est pas vraiment un signal très positif », explique

Laurent Peix, président de la section commerce de la CFE-CGC de l’Aube. Là encore, l’intérêt de la mesure demeure confus : « On ne comprend pas l’intérêt de ce principe de rupture collective. Quel est l’intérêt pour une entreprise qui va bien de recourir à cette mesure, sauf à vouloir rajeunir sa pyramide des âges ou réduire ses effectifs pour faire plaisir aux actionnaires ? »

Le responsable syndical n’est pas dupe : « On a l’impression que les ruptures conventionnelles collectives sont surtout des PSE au rabais ! », poursuit-il tout en redoutant des « pressions amicales » pour inciter aux départs. « Ça peut être dangereux pour des gens vulnérables ».

Quant à la CGT, vent debout depuis le début contre cette mesure, elle ne peut que se féliciter de la déconvenue essuyée par Pimkie. « C’est le moyen rêvé pour le patronat de s’affranchir des règles du PSE. Gattaz en a rêvé, Macron l’a fait ! », tonne David Morin, le secrétaire départemental du syndicat. « L’idée avec cette mesure, c’est de dire que licencier plus facilement va faire baisser le chômage mais derrière, combien de drames humains ? », interroge le responsable syndical.

 

DOUBLE DISCOURS DE LA MINISTRE

Un avis que partage Rémi Bardeau (CFDT) : « Le discours de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, est ambigu. Elle dit que la RCC va permettre aux équipes de se renouveler par l’embauche de plus jeunes alors que quelques temps auparavant, elle affirmait que le ministère et les DIRECCTE seraient vigilants afin que les RCC ne permettent pas de se débarrasser des seniors. C’est un double discours. »

Le seul point « positif » – et encore – que les syndicats ont pu trouver à la rupture conventionnelle collective reste l’obligation de passer par un accord majoritaire avec les syndicats représentatifs : « On l’a vu avec Pimkie, ça reste un garde-fou efficace », souligne Laurent Peix pour qui la RCC ne devrait pas fonctionner, au final, « et c’est tant mieux ! » !

Article de Stéphanie MUNIER

 

PIMKIE MAIS PAS QUE…

D’autres entreprises tentées

Pimkie a échoué mais il pourrait en aller différemment avec PSA Peugeot Citroën, deuxième candidat « déclaré ». Chez le constructeur automobile, seule la CGT est opposée au projet. Près de 2 000 postes sont pourtant concernés. La CFDT et FO seraient moins critiques.

 

Le groupe de presse Figaro pourrait également être intéressé par le dispositif. Néanmoins, les syndicats ne seraient pas convaincus par les premières propositions faites par la direction.

 

Le groupe Carrefour envisageait également d’annoncer la mise en place d’une rupture conventionnelle collective.

 

Enfin, côté banques, de sérieux doutes persistent chez les syndicats quant à la mise en place d’une RCC à la Société Générale.

Le groupe PSI, 100 salariés dans l’Aube, placé en redressement judiciaire

Les six sociétés, en cessation de paiement, ont été placées en redressement avec poursuite d’activité de six mois par le tribunal de commerce de Troyes mardi.

Les représentants du personnel des sociétés rémoises, Antennes FT et Tonna Électronique, et pontoises, Pont-sur-Seine Industries et Elap au tribunal mardi.

Article publié le 10/01/2018

 

On savait l’entreprise en difficulté. Lundi après-midi, les salariés de Pont-sur-Seine Industries (PSI) et Elap à Pont-sur-Seine, mais aussi d’Antennes FT et Tonna Électronique à Reims, ont appris que l’ensemble des sociétés du groupe composant La Financière pontoise passait au tribunal de commerce de Troyes le lendemain. Une annonce faite à Pont-sur-Seine par les représentants du personnel qui l’avaient eux-mêmes appris en comité d’entreprise, le matin même.

Mardi matin, Bruno Proust, le patron du groupe qui comprend aussi les Financières pontoise et Tonna, ainsi que les représentants du personnel, étaient donc à Troyes, pendus à la décision du tribunal.

 

LES QUELQUE 180 EMPLOYES N’ONT EU QUE 30 % DE LEUR SALAIRE DE DECEMBRE

«  J’ai fait une déclaration de cessation de paiements  », confiait simplement Bruno Proust avant l’audience qui a vu passer une à une les sociétés. En début d’après-midi, on apprenait que le tribunal de commerce avait décidé de placer l’ensemble des six sociétés du groupe en redressement judiciaire avec poursuite d’activité de six mois. Un administrateur judiciaire avec mission d’assistance, Me  Contant, a été nommé et la déclaration provisoire de cessation de paiements établie au 22 décembre. Le prochain rendez-vous au tribunal est fixé au 27 février.

Les quelque 180 salariés, dont une centaine à Pont-sur-Seine, sont donc dans l’attente. D’autant plus que, début janvier, ils n’ont reçu qu’un acompte de 30 % du net dû pour le mois de décembre. Dans le courrier les en informant, la direction précise que «  tout est mis en œuvre pour permettre la régularisation du solde dans les meilleurs délais  ».

Quant à l’ambiance, selon les représentants du personnel, elle est différente selon les entreprises.

À Pont-sur-Seine, chez PSI, «  l’ambiance, jusqu’à aujourd’hui, ça va  », confie Yohann Gramain : «  Les gens ont encore l’espoir de tenir. Ils font encore confiance à leur patron. Chez PSI, on a un carnet de commandes complet. Le problème, c’est la matière première. Si on ne peut pas payer, les fournisseurs ne suivront pas.  »

Au contraire, chez Antennes FT, Benoît Legendre parle d’une ambiance «  catastrophique  ». «  Catastrophique, c’est le terme. Surtout pour tous ceux qui sont en couple. On est une petite vingtaine, dont trois couples avec des personnes âgées entre 47 et 65 ans. Ce sera impossible pour elles de retrouver du travail  », constate-t-il, rappelant que les antennes terrestres fabriquées par AFT sont destinées à 30 et 70 % pour ELAP et Tonna et que «  notre fournisseur principal est PSI  ». Bref, «  c’est comme un château de cartes.  »

Quant à savoir si un mouvement social est à envisager, les deux représentants du personnel l’écartent aussitôt : «  Faire un mouvement de grève maintenant empirerait les choses.  »

On rappelle que Pont-sur-Seine Industries fabrique différents types de pièces pour du matériel incendie, de traction et levage, pour des serrures et fait aussi du traitement de surface de pièces en fonction de leur utilisation (comme de l’anticorrosion). Elap produit du matériel de réception satellite pour le particulier. Tonna Électronique fabrique, notamment, des contrôles d’accès aux immeubles et toute l’alimentation jusqu’à l’entrée de l’appartement. AFT fait des antennes terrestres.

 

QUID DE LA VENTE DES BATIMENTS PONTOIS ?

Si des questions se posent aujourd’hui sur une reprise éventuelle du groupe, on s’interroge également sur le rachat des bâtiments de la zone Gratte-Grue à Pont-sur-Seine. Construits en 2008 par la communauté de communes du Nogentais (CCN), le groupe Financière pontoise devait prendre ces biens en crédit-bail et en devenir propriétaire au bout de 30 ans. Mais celui-ci n’a jamais été signé et c’est un bail précaire qui a perduré. Seulement, depuis 2012, les difficultés de paiement se sont fait ressentir et la société n’a pu honorer la totalité de ses loyers, s’endettant à hauteur de 772 000 € HT à ce jour. Or, en fin d’année, la société nogentaise Pok, qui fait fabriquer du matériel incendie chez PSI, avait envisagé le rachat des bâtiments à la CCN. Pour aider PSI, les élus ont, en parallèle, décidé d’effacer 572 000 € de dettes et de demander seulement une somme de 200 000 € HT payable au plus tard au 30 janvier. Mais, au vu des derniers développements, tout semble aujourd’hui incertain.

 

Article de Sandra Roger et Bruno Dumortier

L’épuisement professionnel, un mal silencieux

Bien plus qu’un simple surmenage, le burn-out - ou épuisement professionnel - affecte tous les salariés. Un tiers d’entre eux pourrait être touché, d’ici à 2020, annoncent des spécialistes. Décryptage.

Surcharge de travail, implication maximum, absence de reconnaissance : l’épuisement professionnel ne cesse de progresser et touche tous les secteurs d’activité. - PHOTOPQR/LE REPUBLICAIN LORRAIN

Article publié le 12/12/2017

 

« 33 % des salariés auront vécu l’épuisement professionnel, en 2020  », annonçait Christophe Roth, délégué national Santé au travail et handicap, lors de sa présence dernièrement, à la Maison des syndicats à Troyes. Face à cette information saisissante, tentons de comprendre de quoi il s’agit.

 

LE BURN OUT, C’EST QUOI ?

Une implication maximale, une charge de travail de plus en plus lourde, une tension grandissante jusqu’au jour où le corps cède ! Le burn out a fait son œuvre.

 

À la différence de la dépression, le burn out se limite à la sphère professionnelle. Cet épisode traduit un épuisement physique, émotionnel et mental résultant d’un investissement excessif, induit par de trop fortes exigences. «  L’épuisement professionnel est un broyeur silencieux  », pointe le docteur Martine Keryer, secrétaire nationale de la CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres) et médecin du travail. «  Des objectifs inatteignables, le facteur humain de plus en plus absent dans l’entreprise expliquent la hausse du nombre de personnes souffrant de ce handicap psychique.  »

 

QUI PEUT EN ETRE VICTIME ?

Le syndrome touche des salariés très investis, du secteur privé comme du public. La charge de travail s’accroît. Le temps consacré à son exécution aussi, jusqu’à envahir la vie privée. Le salarié poursuit sa tâche dans son acharnement à réussir. Malgré les efforts fournis, la gratitude espérée n’est pas au rendez-vous et tout bascule.

 

À son origine mentionné au sein des personnels de soin, le burn out gagne d’autres professions pour toucher tous les secteurs d’activité.  «  À partir des années 1990, l'étude du burn out est étendue plus globalement aux métiers structurés par des règles et identités professionnelles très prégnantes, où la dimension de l’engagement est importante. Par exemple, dans les métiers de la création, des arts, l’artisanat », explique Valérie Langevin, expert à l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). «  Le sens semble avoir évolué. Le monde du travail s’en est emparé pour attirer l’attention et poser la question : «En quoi le travail peut porter atteinte à la santé mentale des salariés ?» »

 

COMMENT L’EVITER ?

Obnubilé par la recherche de la perfection, le salarié vit dans le déni. Seul l’entourage, familial mais surtout professionnel, peut parvenir à stopper l’évolution. «  D’où l’importance d’informer le milieu syndical pour mieux détecter et accompagner les salariés en souffrance au travail avant qu’ils ne perdent pied  », ajoute le docteur Martine Keryer. Les employeurs ont aussi un rôle à jouer dans la prévention comme «  s’assurer que le salarié a pris ses congés, arrêter l’envoi de mails, déterminer des objectifs réalisables…  »

Suite à une vague de suicides survenus dans de grandes entreprises, «  on note une prise de conscience de l'existence des risques psychosociaux au travail et la nécessité de les prévenir  », fait remarquer Valérie Langevin. « Début 2010, le terme burn out apparaît dans les cas de patients ou salariés rapportés par les médecins.  »

 

Pas une maladie professionnelle

Rarement considéré comme accident du travail à moins de résulter d’une «  action violente et soudaine d’une cause extérieure » (Cour de cassation), le burn out fait l’objet d’un arrêt de travail classique. Le combat des organisations syndicales s’oriente vers sa reconnaissance comme maladie professionnelle. «  Les maladies psychiques, dont fait partie le burn out, ne figurent pas dans un tableau de maladies professionnelles  », regrette le Dr Martine Keryer. «  Pour le créer, il faut un accord entre syndicats et employeurs. Or, à ce jour, ces derniers mettent la maladie sur le compte de facteurs individuels et excluent tout lien avec le travail.  »

 

LES FACTEURS DE RISQUES PSYCHOSOCIAUX

Le rapport Gollac, remis au ministre du Travail en 2011, a répertorié les facteurs de risques psychosociaux (RPS). Six familles de facteurs ont été déterminées :

1. Intensité et complexité du travail : les objectifs, les horaires et le rythme de travail, la polyvalence…

2. Exigences émotionnelles : le salarié est-il amené à maîtriser ou à cacher ses émotions, est-il confronté à des tensions dans ses relations aux autres ?

3. Manque d’autonomie : être un minimum acteur de son travail.

4. Dégradation des facteurs sociaux au travail : le soutien de la hiérarchie ou des collègues, la reconnaissance du travail effectué, le harcèlement moral.

5. Conflits de valeur : le salarié a-t-il la possibilité d’être fier de son travail ou se sent-il inutile ?

6. Insécurité de la situation de travail : le salarié est-il suffisamment associé aux changements d’organisation, de poste, d’outils ?

Les entreprises ont l’obligation d’évaluer les RPS au moins une fois par an.

Article de Sylvie Gabriot

 

Guide pour les salariés « En parler pour en sortir »

En tant que salarié, vous vous sentez souvent démuni face aux risques psychosociaux. Ce dépliant vous indique les personnes que vous pouvez solliciter si vous êtes victime de stress, d'agression, de burnout ou de harcèlement au travail.

Date : 2016

Type de document : Dépliant

Référence INRS : ED 6251 (Edition INRS)

Télécharger le document au format PDF

Risques psychosociaux. En parler pour en sortir
En parler pour en sortir.pdf
Document Adobe Acrobat [2.0 MB]

SNCF : Les contrôleurs en grève, le trafic perturbé sur la ligne 4

Les agents protestent contre le projet de suppression des contrôleurs dans certains trains.

À l’origine de la grève : la suppression des contrôleurs dans certains trains.

Article publié le 12/12/2017

 

Le mouvement de grève qui a démarré dimanche soir à 19 h, doit durer jusqu’à jeudi matin, 8 h. Et se veut reconductible chaque semaine, aux mêmes jours et heures dans toute la région.

C’est ce qu’a annoncé l’intersyndicale CGT, SUD-Rail et CFDT, pour protester contre l’annonce faite par la SNCF en Champagne-Ardenne, de supprimer la présence de contrôleurs dans certains trains.

 

« DES USAGERS LIVRÉS À EUX-MÊMES »

« Dans certains trains de la région, les usagers sont livrés à eux-mêmes depuis dimanche, tempête Sébastien Chevry, secrétaire de la CGT-Cheminots à Troyes. Les arguments de la direction sont purement économiques. Vingt-sept postes de contrôleurs sont supprimés (reconversions professionnelles ou mutations) au détriment de la sécurité des passagers, et de la qualité de l’information. En cas de retard ou d’accident, les voyageurs seront livrés à eux-mêmes. » L’expérience des trains sans contrôleurs, qui porte le nom de « projet de service à bord », est menée en Alsace depuis trois ans sur quelques lignes.

 

DES WEEK-ENDS PERTURBÉS À PRÉVOIR ?

La circulation sur la ligne 4 avait déjà été fortement perturbée au cours du weekend, par un mouvement de grève mené à la gare de l’Est, à Paris. Les contrôleurs, qui manifestaient ainsi contre la mise en place de nouveaux roulements et horaires de travail, ont eux aussi annoncé que la grève serait reconductible chaque weekend, du vendredi matin au dimanche soir.

Entre dix et douze trains ont été supprimés chaque jour depuis vendredi, selon la CGT-Cheminots. !

Article de Mélanie LESOIF-KADDAR

Selon les prévisions de la SNCF, cinq trains sur dix circuleront aujourd’hui sur la ligne 4 :

Plus de renseignement sur le site : www.ter.sncf.com/grand-est ou au 0 805 415 415 (service gratuit + coût d’un appel local).

La SCIAE placée en redressement judiciaire

L’entreprise de meubles qui compte 140 salariés à Dienville a été placée, hier, en redressement judiciaire par le tribunal. « Il y aura des licenciements », prévient l’administrateur judiciaire.

Le 8 septembre dernier, 80 salariés inquiets manifestent dans les rues de Dienville.

Article publié le 06/12/2017

 

Dans l’état actuel de la société, le redressement judiciaire est nécessaire, lâche Gilles Marchand. Maintenant, il faut que l’entreprise redevienne viable, que l’on préserve le maximum d’emplois et que l’on relance les investissements. Cela passe par la recherche d’un repreneur sérieux. L’ancien directeur, Denis Lavandier, avait formulé une offre avec une centaine de salariés, mais il s’est retiré car il n’avait pas toutes les informations fiables. Son offre était pourtant la moins mauvaise pour la pérennité de l’entreprise qu’il connaît bien puisqu’il l’a dirigée pendant quarante ans », ajoute le secrétaire du comité d’entreprise de la société commerciale et industrielle d’ameublement européen (SCIAE).

 

UN PREMIER POINT D’ÉTAPE DÉS LE 30 JANVIER

Après plusieurs grèves et manifestations, et des mois d’inquiétude, le couperet est tombé hier matin : après sa déclaration en cession de paiement, la SCIAE a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Troyes. Si la période d’observation court sur six mois, un premier point d’étape sera fait dès le 30 janvier prochain. « On va partir en recherche d’un repreneur », explique Me Philippe Contant, l’administrateur judiciaire nommé hier matin.

« Le marché de l’ameublement est très difficile avec une concurrence plus forte des pays de l’Est, analyse Me Contant. Le rachat de Conforama par le groupe Sud-africain Steinhoff et celui de But par l’Autrichien Lutz ont changé le marché et la lutte avec Ikea est énorme et tire les prix vers le bas. Il est évident que la SCIAE a un effectif pas adapté à son chiffre d’affaires actuel et qu’il y aura des licenciements. Mais c’est le repreneur qui aura à choisir le périmètre de ces licenciements en fonction de sa stratégie. »

En clair : la SCIAE, qui a pour principaux clients Conforama et But, devra réduire la voilure dans les mois qui viennent. Depuis le rachat en 2012 par le groupe allemand Vivonio, rien ne va plus dans l’entreprise de Dienville : la SCIAE a perdu 140 salariés et son chiffre d’affaires est en chute libre : de 38 M. € en 2012 à 14 M. € cette année. « Le marché du meuble français est devenu très difficile : un fournisseur indépendant comme la SCIAE est prise dans un effet ciseaux », confirme l’agence Brunswick, chargée de la communication de la direction de la SCIAE.

 

« LA SCIAE PRISE DANS UN EFFET CISEAUX »

« Le chiffre d’affaires est en baisse et le résultat déficitaire depuis 2013, poursuit l’agence Brunswick. Vivonio a apporté un soutien financier et a même investi 8 M. € depuis 2012. Les actionnaires allemands ont cherché toutes les options possibles. Les deux repreneurs qui se sont présentés l’été dernier – l’actuel directeur, Daniel Souissi et l’ancien directeur, Denis

Lavandier – se sont finalement rétractés. L’actionnaire s’est ainsi retrouvé avec aucun repreneur, ce qui a conduit au redressement judiciaire. » "

Article de Thierry PÉCHINOT

VERANDA VILLEMIN : 30 des 45 salariés aubois repris

Le site de Villechétif est repris avec une partie de ses salariés

Article publié le 06/12/2017

 

Comme nous l’annoncions dans notre édition de lundi, Véranda Villemin a finalement trouvé un repreneur qui reprend 30 des 45 salariés aubois. À travers la société « Véranda Villemin VM », Jean-Luc Gibier, président de la société Verres et Métal, et Vincent Maokhampio, directeur industriel de Vélinéa Création, reprennent le site de Villechétif et les agences de Saint-Denis-lès- Sens (Yonne) et Servon (Seine-et- Marne), soit 19 des 33 salariés de Véranda Villemin.

Ils reprennent également 11 des 12 salariés de Vélinéa Création. Les agences de Coulommiers (Seine-et-Marne) et Appoigny (Yonne) ne sont pas reprises. Quant à la filiale de Cormontreuil, près de Reims, LCM Menuiserie, 48 des 50 salariés sont repris par TFP17, une société du groupe Atrya (ex-Tryba). Tryba étant le principal fournisseur de LCM. !

Article non signé

LNA Transports met la clé sous la porte

Placée en redressement judiciaire en mars, l’entreprise de transport basée route de Grange-l’Evêque a mis la clé sous la porte. La fin d’une histoire de quarante ans.  

La société LNA transports (l’antenne Singulia à Saint-Lyé), un million d’euros de chiffre d’affaires en 2014, a été placée en liquidation le 14 novembre dernier.

Article publié le jeudi 30 novembre 2017

 

Il y a une quinzaine d’années, elle comptait encore une cinquantaine de salariés et réalisait un chiffre d’affaires d’environ trois millions d’euros.

En 2008, la société ne comptait plus que vingt-cinq employés et la chute a été progressive jusqu’à son placement en redressement judiciaire, en mars dernier.

 

LNA Transports, l’antenne Singulia de Saint-Lyé (il existe toujours celle de Reims), a finalement été placée en liquidation judiciaire neuf mois plus tard.

La majorité des quinze salariés, principalement des chauffeurs, ont quitté la société installée route de Grangel’Évêque il y a environ un mois. La fin d’une histoire commencée il y a quarante ans, sous le nom des Navettes auboises.

 

Hier, les véhicules (il restait quelques 19 tonnes et des camionnettes) étaient encore stationnés sur le parking de la société en attendant d’être envoyés chez le liquidateur et Claude-Sébastien Ledot était dans les cartons. Il avait repris les Navettes auboises des mains de son père, en 1997.

Face aux difficultés, l’entreprise, qui a même conduit des milliers de passagers vers les aéroports à la fin des années 90, s’était ensuite recentrée dans la messagerie express et le transport à la demande, « 24 h/24 et 7j/7, de 10 grammes à 10 tonnes ».

 

LE CONTRAT ROMPU AVEC UN PRESTATAIRE D’AMAZON

Elle livrait encore il y a peu les paquets de Coliprivé, un prestataire d’Amazon. Le gérant explique que la dématérialisation des documents, la concurrence ou le départ de bons éléments ont eu raison de sa société. Plusieurs chauffeurs évoquent de leur côté une mauvaise organisation (« un grand bazar ») et une cadence de travail impossible à tenir.

 

Les plaintes des clients seraient ainsi remontées aux oreilles de Coliprivé qui aurait décidé de rompre son contrat avec LNA Transports. Et ainsi accélérer le processus menant à la liquidation judiciaire de l’entreprise. !

Article de Christophe RUSZKIEWICZ

Harcèlement moral : le patron d’Asclépiade condamné

Neuf victimes à la barre et une certitude : leur souffrance n’était pas feinte lorsqu’elles ont dénoncé le docteur Allas comme responsable de leurs maux.

Injures, vexations, humiliations, changement de poste ou retrait d'outil de travail régnaient au sein de l’institut.

Article publié le 29/11/2017

 

17 octobre 2017. Le docteur  Tahar Allas s’installe sur le banc des prévenus. À 72 ans, il ne perd pas une miette d’une audience longue d’une douzaine d’heures. Il rend mot pour mot à celles et ceux qui défilent à la barre pour décrire le harcèlement dont ils auraient été victimes dans l’enceinte du centre de rééducation fonctionnelle, l’institut Asclépiade à Saint-Parres-aux-Tertres.

Injures, vexations, humiliations, changement de poste ou retrait d’outil de travail : c’est tout un système de management qui occupe le terrain judiciaire. Et dès le premier coup de sifflet, Tahar Allas en convient. « Mon caractère est comme il est. Ce n’est pas celui d’un Anglais flegmatique mais d’un Méditerranéen exigeant. » Une exigence qui amène la médecine du travail à faire valoir de nombreuses mesures d’inaptitudes pour danger immédiat entre 2011 et 2014. « Je ne dois pas m’occuper de la santé des salariés, je ne suis pas leur médecin traitant. »

 

L’OMBRE DE LA « TOUTE JEUNE » EPOUSE DU DOCTEUR

Un brin de mauvaise foi ne semble pas éloigner Tahar Allas de sa ligne de défense. Celle d’un médecin honnête et travailleur qui a tout donné pour voir naître le centre un jour de février 2002. Mais rapidement, le vernis craque à mesure de témoignages parfois édifiants et l’ombre de la « toute jeune » épouse du docteur apparaît dans le viseur. Une femme âgée d’une trentaine d’années qui débarque en 2011 pour un stage. Elle gravit les échelons vitesse grand V pour s’installer au sommet, à la droite du patron. « Dès qu’elle est arrivée, les choses ont changé, les relations se sont dégradées. »

D’ordres en contre-ordres, les salariés naviguent à vue et ramassent quelques réprimandes au passage. Ils sont tour à tour qualifiés de « mafieux » ou de « terroristes ». « Un jour, des pots de miel sont périmés, des vols sont recensés en cuisine puis les appels incessants sur les jours de repos et les insultes récurrentes ont une raison de ma détermination. J’ai démissionné pour préserver ma santé. »

 

« MA DIGNITE M’A ETE ENLEVEE »

Pour une autre salariée, 2011 signe sa mise au placard. « D’un jour à l’autre, je n’avais plus rien à faire, plus accès aux dossiers. J’étais devenue celle qu’il fallait faire plier, mon tour était venu. »

Droit dans ses chaussures cirées, le docteur Allas hoche la tête pour mieux nier ce que ses salariés ne cessent de lui reprocher. « J’étais le bras droit du docteur Allas », avance un médecin, « d’un jour à l’autre, ma dignité m’a été enlevée. »

Et là encore, le rôle de la « reine mère » s’impose comme une évidence. « Après l’ingérence dans mon travail, le dénigrement systématique de mes missions, je suis devenu un simple exécutant. À ses yeux, je n’étais plus rien, mon sort était ficelé puisqu’elle en avait décidé ainsi. »

Décrit comme manipulateur, le patron aurait acheté le silence à coups de primes, de voyages et de cadeaux. « J’ai établi de fausses déclarations à l’encontre de collègues à sa demande. »

D’autres viendront crier à l’acharnement et défendre un homme bon, attentif, généreux et prévenant. « Il a tout donné à son centre et il est bien trop gentil avec son personnel. »

 

Mais à l’heure des réquisitions, la réalité d’un système s’incruste dans le débat. « Des médecins du travail qui rendent huit inaptitudes pour danger immédiat dans la même structure, c’est énorme. Douze personnes suivies par des psychologues pour des troubles anxio-dépressifs, ça l’est tout autant dans une petite structure. » Ces éléments probants couplés à un « turn-over impressionnant » amènent le procureur Olivier Caracotch à une conviction : « L’incroyable sentiment de dévalorisation des victimes qui atteignent pour certaines le point de non-retour dans leur souffrance. »

 

LOGIQUE INFERNALE ?

Quatre mois avec sursis, 15 000 € d’amende à l’encontre du docteur Allas et 150 000 € d’amende contre la SARL seront les réquisitions. Il est une 1 h du matin, lorsque Me  Chemla s’avance pour plaider. Il balaie d’un revers de manche une enquête à charge et « la logique infernale dans une infraction la plus subjective et donc la plus dangereuse ».

Si le «  «systématicalisme» de l’inaptitude » pose question, « il en va de même des agissements répétés » qui n’ont pas été prouvés. La pression de l’autorité de contrôle appelle une exigence sans faille, « il doit sans cesse rendre des comptes ».

Après plusieurs semaines de délibéré, le docteur Tahar Allas a été reconnu coupable de harcèlement moral et condamné à trois mois de prison avec sursis, 15 000 € d’amende et l’affichage de la décision au conseil de l’ordre durant deux mois. La SARL écope de 80 000 € d’amende dont 40 000 € avec sursis.

Compte rendu d’audience Céline Tillier

Loi Travail : le coup de mou

Ils étaient encore 300 à manifester, hier, dans les rues de Troyes. Loin toutefois des 1000 personnes qui ont défilé à la mi-septembre pour les mêmes revendications.

Les frimas de ce jeudi matin n’ont pas trop entamé la mobilisation troyenne même si on est loin de la grande manifestation de la mi-septembre qui avait réuni près de 1 000 manifestants. (Photo : Ludovic PETIOT)

Article publié le 17/11/2017

 

Pas franchement la foule des grands jours, hier, pour la quatrième journée de mobilisation des syndicats contre les ordonnances réformant le Code du travail. Pour autant, pas un échec non plus. Ils étaient encore 300 à défiler, hier, dans les rues troyennes – malgré le brouillard et les frimas de l’automne – à l’appel de la CGT, FO, FSU, Solidaires et l’UNEF.

Certes, on est loin des 1 000 manifestants de la mi-septembre, mais avec une manifestation prévue un jeudi à 10 h, les responsables syndicaux n’ont pas fait la fine bouche.

 

Néanmoins, difficile de ne pas se poser la question de la mobilisation. Au niveau national, ça n’a pas franchement fait le plein en région ni à Paris. Même dans les grands bastions syndicaux comme EDF ou la SNCF et la RATP, la mobilisation a enregistré un gros coup de mou. La situation auboise va plutôt à contrecourant du national.

 

Comment expliquer ce manque de mobilisation ? Poser la question au milieu des derniers des Mohicans de la mobilisation contre la réforme du Code du travail peut surprendre. Malgré tout, beaucoup sont lucides et ont bien vu que les rangs devenaient de plus en plus clairsemés au fil des cortèges. « Je pense qu’il faut continuer le travail de persuasion. Beaucoup ne croient plus au pouvoir de mobilisation, le rapport de force ne les convainc pas », avance Marc. Une question de méthode aussi peut-être ? « Certains syndicats ne sont pas sur le rapport de force brut, ils sont plus sur le dialogue (voir encadré). Mais il faut aussi savoir pousser derrière et mettre la pression. »

 

Beaucoup évoquent aussi les contraintes personnelles : la peur de perdre un emploi parfois difficilement décroché, des crédits à rembourser, une famille à charge, mais aussi la multiplication des entreprises de petite et moyenne taille rendant plus difficile la création de grosses sections syndicales qui constituent d’importantes forces de mobilisation.

 

Éric, lui, va plus loin. « Ça ne marche pas parce que les gens ne sont pas assez malheureux ! C’est la bonne vieille recette de “ diviser pour mieux régner ”. On tape sur les autres mais pas sur eux. Je préférerais, moi aussi, être au chaud dans mon bureau mais si, moi qui bénéficie d’une situation assez favorable, je ne vais pas manifester pour ceux qui ont moins de chance, qui le fera ?

 

Quant aux syndicats ayant appelé à manifester, i l s se veulent plus pragmatiques. « Ce n’est pas une journée ponctuelle contre les ordonnances, mais un marathon. Nous sommes sur une mobilisation sur le long terme car d’autres luttes s’annoncent : la protection sociale, la Sécu, l’assurance chômage », concluent pour leur part David Morin (CGT) et Arnaud Marchal (FO). !

 

À BAR-SUR-AUBE

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées, hier, devant la mairie de Bar-sur-Aube. Une petite mobilisation qui n’inquiète toutefois pas Alain Garcia, responsable de l’Union locale CGT.

« Pour la ville et connaissant le tissu local de l’emploi, ce n’est pas si mal. » Dans le cortège, des salariés, bien sûr, mais aussi des retraités : « Nous sommes là pour défendre notre pouvoir d’achat et pour nos gamins qui n’ont pas de boulot et qu’on ne peut plus aider parce que nous n’avons plus les ressources. » Quatre lycéennes, un peu à l’écart, écoutent le discours militant de Sylvie BERTHOUX, secrétaire générale adjointe de l’Union départementale CGT de l’Aube. Elles aussi s’inquiètent pour leurs futures conditions de travail.

 

Article de Stéphanie MUNIER

Une conception différente de l’action syndicale

Si le doute n’est pas permis quant à la motivation toujours intacte des manifestants d’hier, il ne faut pas, pour autant, en déduire que ceux qui n’étaient pas dans le cortège sont forcément d’accord avec les ordonnances et les réformes du droit du travail en général. Ainsi certains syndicats ne participant pas au front syndical comme la CFDT. « Macron est président depuis six mois. Il a été élu sur un programme et il l’applique. La question est de savoir comment réagir quand on n’est pas d’accord. C’est délicat de s’opposer à un texte qui a été annoncé dans le programme y compris dans sa méthode : les ordonnances », explique Rémi Bardeau, le secrétaire départemental du syndicat. « Mais, nuance-t-il, ça ne veut pas dire qu’on est d’accord ! » Pour le responsable syndical, plus qu’un problème de méthode, il s’agit surtout d’une manière différente de concevoir l’action syndicale. « Les gens n’ont pas toujours envie de réagir en manifestant. Notre choix est de mobiliser nos troupes au niveau des entreprises. Être présent pour assurer un rôle de veille. » Quant à savoir quelle méthode fonctionne, il est bien évident que Rémi Bardeau préfère celle de son syndicat, un « rapport de force sans confrontation ni conflit, mais qui cherche le compromis » avec comme mot d’ordre « d’approfondir chaque dossier et négocier le plus possible ».

Contre les réformes, les syndicats aubois appellent à manifester jeudi

JOURNEE DE GREVE ET DE MOBILISATION Contre le « Robin des bois » des riches

Les syndicats appellent à se mobiliser, jeudi, contre la politique du gouvernement.

Article publié le 14/11/2017

 

Pour eux, ce n’est pas « une journée de plus » dans la mobilisation, c’est un événement qui marque la reconstitution d’un front syndical contre les ordonnances et un projet de société qu’ils estiment imposés par un gouvernement menant « une politique libérale visant à accroître les inégalités au profit d’une minorité. Macron c’est le “ Robin des bois ” des riches. »

La CGT, FO, la FSU, Solidaires et l’UNEF appellent à une nouvelle journée de mobilisation (grève et manifestation) ce jeudi 16 novembre. Une manifestation est prévue à Troyes à 10 h (départ place Jean-Jaurès, devant la Bourse du travail) et à 15 h 30 à Bar-sur-Aube (place de la Mairie).

 

10 H À TROYES, 15 H 30 À BAR-SUR-AUBE

L’heure matinale du défilé troyen peut surprendre, mais elle est voulue et assumée par les organisations syndicales : « Il s’agit de rechercher le rapport de force avec des AG (assemblées générales, NDLR) le matin pour mobiliser le plus de monde possible et les toucher dès le matin et pas le soir, alors que les gens veulent rentrer chez eux, parfois un peu loin », expliquent les responsables syndicaux. « L’idée, c’est de faire comprendre aux gens les risques que représentent ces lois et ordonnances. Certains ont peur et sont déjà contents d’avoir un emploi, mais il faut montrer qu’on souhaite un projet de société différent où la solidarité et la justice sociale ne sont pas de vains mots.

D’ailleurs, ce sont des mots qu’on n’entend pas chez Emmanuel Macron et son gouvernement. Un gouvernement rempli de mépris qui passe son temps à détricoter plus de 100 ans de lutte des travailleurs pour leurs droits. Tout ça pour leur faire baisser la tête. »

Selon le nombre de participants, le cortège troyen empruntera deux parcours différents avec chaque fois, néanmoins des distributions de tracts. !

Article de S. MU.

Bricomarché va fermer ses portes

Le groupe Les Mousquetaires a décidé de fermer, le 30 novembre, le magasin de bricolage présent depuis 21 ans dans la commune. Huit salariés sont sur le carreau.  

Après 21 ans d’activité, le magasin Bricomarché fermera ses portes le 30 novembre prochain.

Article publié le 25/10/2017

 

Tous les clients ne sont pas encore au courant, mais c’est un coup de massue qui vient de s’abattre sur les huit salariés du Bricomarché de Saint-Julien-les-Villas. Le 27 septembre dernier, le groupement Les Mousquetaires leur a annoncé la fermeture du magasin présent depuis vingt et un ans dans la commune sancéenne. « Sa situation économique difficile ne permet plus d’assurer une exploitation pérenne dans ce secteur concurrentiel », explique la direction de la communication.

 

LE MODELE ECONOMIQUE NE FONCTIONNAIT PLUS

Quand on sait que Les Mousquetaires, dont fait partie l’enseigne Bricomarché, a présenté une croissance positive en 2016 et un chiffre d’affaires de 40,2 milliards d’euros selon le journal Les Échos, l’annonce peut surprendre. Mais localement, la réalité est moins florissante.

 

Trop petit par rapport à ses concurrents Brico Leclerc, Brico Dépôt ou Bricorama et sans possibilité de s’étendre dans le quartier, ce magasin de proximité subit les effets d’une concurrence qui risque de s’amplifier avec l’arrivée attendue de Leroy Merlin à La Chapelle-Saint-Luc. « Le modèle économique ne fonctionnait plus », explique Éric Peters, propriétaire de l’Intermarché voisin, qui n’a rien à voir avec Bricomarché.

 

Que vont devenir les salariés ? Selon le service communication du groupement, la volonté de la direction régionale de Bricomarché est « d’accompagner les collaborateurs au retour à l’emploi via une procédure de reclassement ». Éric Peters laisse une porte ouverte. « On va se rapprocher d’eux pour savoir où les remettre selon leurs compétences », ajoute le patron du centre commercial des Rives de Seine. Ce dernier est « en réflexion » pour ne pas se retrouver avec une friche à ses portes. « Le groupement Les Mousquetaires travaille à la reconversion du site », précise-t-on au service communication du groupement.

L’enseigne de bricolage baissera définitivement le rideau le 30 novembre.

Article de Franck DE BRITO

 

La fonction publique a pris la rue

Ça faisait dix ans qu’on n’avait pas vu les trois fonctions publiques dans la rue, ensemble avec tous leurs syndicats. Plus de 700 personnes ont manifesté à Troyes hier, à l’appel de l’intersyndicale.

Plus de 700 personnes ont manifesté à Troyes, hier, pour la défense du service public. (Photo : Jérôme BRULEY)

Article publié le 11/10/2017

 

L’appel à la grève était lancé au niveau national par tous les syndicats de la fonction publique.

Du jamais vu depuis dix ans.

 

11 % DE GRÉVISTES À L’HÔPITAL

Dans l’Aube, la grève a été suivie par 11 % du personnel hospitalier public, et 12,2 % des enseignants (17 % au niveau national, selon le ministère, et 13,6 % dans l’Académie de Reims).

Le service d’accueil minimum a été activé par la ville de Troyes dans neuf écoles, où plus de 25 % de grévistes étaient recensés. Faute de personnel, l’accueil du centre des finances publiques était fermé au public. Et certains parents ont dû poser une journée de congés pour pallier l’absence de personnel dans les crèches.

Des manifestations ont eu lieu partout en France. À Troyes, plus de 700 personnes étaient réunis au départ de la préfecture, à 14 h.

 

Gel du point d’indice, rétablissement de la journée de carence, augmentation non compensée de la CSG, 120 000 suppressions d’emploi en perspective, projets d’ordonnances réformant le Code du travail, baisse des contrats aidés, fermeture de points d’accueil du public : les raisons de la colère sont nombreuses.

 

Le cortège troyen a bringuebalé son amertume jusqu’à la place Jean-Jaurès. « Certaines de mes collègues ont 400 heures supplémentaires au compteur et travaillent trois week-ends sur quatre faute de personnel, à cause des arrêts maladie, a assuré une infirmière syndiquée du CHT. Les conséquences sur la vie de famille sont désastreuses ! »

Charlotte, professeur de SVT (sciences de la vie et de la terre) dans un collège, regrette de voir une fois encore le point d’indice gelé : « On est déjà payé au lance-pierre comparé aux profs des autres pays de l’UE ! »

« Ce gouvernement nous a menti. Vouloir bousculer notre modèle social en quelques semaines est dangereux, a souligné devant la Bourse du travail Nathalie Seruas, secrétaire générale du syndicat CFDT-Interco de l’Aube, au nom de l’intersyndicale. Les agents du service public ne peuvent être réduits à une variable d’ajustement budgétaire. On va se battre. » !

Article de Mélanie LESOIF-KADDAR

Les vérandas Villemin (110 salariés) en quête d’un repreneur

Le site de Villechétif regroupe le siège social, l’entrepôt logistique et l’usine où sont fabriquées chaque année plus de 350 vérandas Photographe: Photo LUDOVIC PETIOT

Article publié le 04/10/2017

 

«  2017 a été une année très difficile pour nous. On a été confronté à l’attentisme des clients. Pourtant, la fin de l’année 2016 était de très bonne qualité avec un résultat positif pour le groupe. Maintenant, on a préféré faire cette procédure technique de redressement judiciaire afin de repartir sur des bases nouvelles  », explique Patrick Bayle, le président du groupe Vélinea qui fabrique les vérandas Villemin.

 

350 A 400 VERANDAS CHAQUE ANNEE

Créée en 1958, l’entreprise de métallerie avait jusqu’ici affiché une santé florissante, développant son activité dans les vérandas en aluminium, puis dans les fenêtres et portails. La création du groupe Vélinea en 2003 marque même le début d’une nouvelle dynamique : la métallerie installe des agences à Servon et Coulommiers (Seine-et-Marne), Appoigny et Sens (Yonne) et s’offre un nouveau siège social flambant neuf dans la zone artisanale de Villechétif avec un nouvel entrepôt logistique de 1 800 m2.

 

C’est d’ailleurs toujours sur ce site de Villechétif que sont fabriquées les 350 à 400 vérandas commercialisées chaque année. Sur les 110 salariés du groupe, 51 sont aubois. Et les vérandas constituent toujours le cœur historique de son activité avec 60 % des 15,5 M€ du chiffre d’affaires, le solde provenant des fenêtres et portails.

 

Conjuguée à la pression financière d’une dette importante, la conjoncture pas vraiment excellente dans la rénovation-extension explique les difficultés actuelles et le redressement judiciaire prononcé le 26 septembre par le tribunal de commerce de Troyes. Mais Patrick Bayle reste serein : « Nous avons déjà des contacts pour retrouver un repreneur industriel. Cela va aller vite. On ne tient pas à rester dans cette situation », indique le président du groupe qui entend poursuivre le développement, notamment du réseau de concessionnaires en dehors des départements où Vélinea est déjà implanté.

Article de THIERRY PÉCHINOT

Reprise du travail chez France teinture

Article publié le 04/10/2017

 

Les salariés de France Teinture ont finalement repris le travail hier matin. En grève illimitée à l’appel de la CGT en raison de divergences sur les négociations salariales, les grévistes ont décidé de reprendre le travail après que la direction leur eut fait de nouvelles propositions, lundi en  fin d’après-midi.

Après concertations avec tous les salariés, ces propositions ont été acceptées mardi matin et le travail a pu reprendre à partir de 5H00.

La direction et les représentants des salariés ont prévu de se revoir en fin d’année pour discuter d’une éventuelle prime.

Les salariés de France Teinture en grève

Les salariés des différentes équipes se sont relayés devant l’entreprise.

Article publié le 03/10/2017

 

Le camion rempli de bobines de tissu écru repart, sans avoir déchargé sa cargaison. Par un coup de klaxon, le chauffeur salue, à sa manière, la trentaine de salariés grévistes rassemblés, bien avant l’aurore (à 4 h 30 du matin) devant l’usine France teinture à l’appel des syndicats CGT et FO. Une grève, pour l’instant illimitée, bien suivie pour ce premier jour avec près de 95 % de participants.

 

Ce sont les teinturiers qui ont lancé le mouvement. Et comme ils le disent eux-mêmes : « La teinture, c’est le cœur de l’entreprise. Si elle est bloquée, c’est toute l’usine qui l’est ». Avec une moyenne de 6 tonnes de tissus traitées par jour, pas besoin d’un dessin pour comprendre l’impact économique d’un tel mouvement.

 

PAS D’AUGMENTATION DEPUIS 15 ANS

Cette grève intervient en pleines négociations salariales et sonne avant tout comme un ras-le-bol de la part des salariés : « On n’a pas eu d’augmentation de salaire depuis 15 ans, sauf les augmentations légales du salaire minimum décidé par les gouvernements. On est à moins de 10 € (9,76 €, NDLR) alors qu’on fait les 3/8 et qu’on doit venir travailler le samedi matin et le dimanche soir. Avec les primes, on arrive à peine à 1 300 euros nets ! »

 

Certains pourtant affichent des années d’ancienneté que plus d’un leur envierait : 20 ans, 27 ans, 34 ans et jusqu’à 43 ans. Pour eux, la coupe est pleine. « Quand le Smic est augmenté légalement, la direction estime que c’est une augmentation de salaire, alors que c’est obligatoire. Pendant des années, on nous a avancé comme argument que l’entreprise n’allait pas bien. On a fait des efforts, c’est bien reparti depuis un an et les rumeurs seraient plutôt à la hausse avec une augmentation du tonnage. »

 

La direction a proposé une prime pour novembre de 70 € bruts ainsi qu’une augmentation de salaire de 1,5 % soit 20 centimes de l’heure environ. Inacceptable pour les salariés qui demandent une augmentation de 1 € de l’heure.

 

De son côté, Denis Arnoult estime avoir donné des gages de bonne volonté. « On a fait des propositions mais ils sont arc-boutés sur une augmentation de 1 € de l’heure qui est économiquement impossible. Leur demande est légitime, mais il faut être raisonnable et rester à hauteur de ce que l’entreprise peut faire. » Le directeur de France teinture ne cache pas qu’il aurait préféré que le sujet soit abordé plus sereinement.

Article de Stéphanie MUNIER

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© SYNDICAT CFDT SERVICES AUBE