Agenda

 

La réunion du Conseil

aura lieu le

Jeudi 11 avril 2019

 

De 13H30 à 17H00


 

A noter

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Comment nous joindre

SYNDICAT CFDT SERVICES AUBE

Tel : 03.25.73.49.08

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Actualités

Petit memento à l'usage des jeunes qui ne veulent pas travailler au noir

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       Articles de presse locale

Accuride : les salariés débrayent en force

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Article publié le 11/12/2018

 

La moitié des 300 salariés de l’usine chapelaine Accuride (ex-Mefro) a débrayé, ce lundi. En cause, une prime de 600 € refusée et la menace d’une restructuration avec suppression de postes.

 

 

CFDT-Interco Aube : « L’agent public manque de reconnaissance ».

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Article publié le 01/12/2018

 

À l’approche des élections professionnelles du 6 décembre prochain, la CFDT Interco de l’Aube a rappelé son combat en faveur d’une transition écologique assortie d’une justice sociale.

Souffrance au travail : la CFDT s’engage

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Article publié le 31/10/2018

 

 

Au centre hospitalier de Troyes les « santé sociaux » montent au créneau pour dénoncer la souffrance vécue par les agents dans les services.

Chez McDo, les salariés n’ont pas vraiment la frite

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Article publié le 24/10/2018

 

LE BILLET DE LIBÉRATION CHAMPAGNE

 

Plus de 100 postes proposés: le textile aubois recrute

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Article publié le 23/10/2018

 

 

Une dizaine d’entreprises auboises ont participé au forum emploi « Avenir textile ».

 

 

L’abattoir de volailles de Traînel condamné

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Article publié le 18/10/2018

 

L’information est d’abord parvenue aux oreilles des agents de l’Urssaf. Le 13 février 2017, un courrier anonyme les informe que certains employés de l’abattoir de volailles hallal ne disposeraient d’aucun contrat. L’enquête commence.

 

Creney-près-Troyes - Aki Sushi : les cuistots dormaient sous le toit en tôle

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Article publié le 04/10/2018

 

Les conditions déplorables d'hébergement de salariés d'un restaurant asiatique ont engagé le préfet de l'Aube à procéder à la fermeture immédiate de l'établissement.

CFDT : Les retraités réfractaires au gel des pensions

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Article publié le 02/10/2018

 

Les annonces estivales du gouvernement n’ont pas été très appréciées, notamment celles sur le gel des pensions et la fin de leur indexation sur l’inflation. Pour les retraités, l’addition est salée.

Plan santé du gouvernement: « On ne fait pas une réforme sans moyens» selon la CFDT  

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Article publié le 24/09/2018

 

Alors que les élections de la fonction publique se profilent, la CFDT prend position sur le manque chronique de moyens dans l’Aube.

Pour les retraités, l’addition est salée

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Article publié le 07/09/2018

 

Les retraités CFDT ont peu goûté les annonces de l’été, notamment celle sur les pensions, qui va leur faire perdre du pouvoir d’achat. Car elles ne sont plus indexées sur l’inflation.

 

 

Moins de salariés et moins de services à la CCI de l’Aube ?

Article publié le 18/07/2018

 

Inquiets pour l’avenir, les salariés et responsables de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Aube ont manifesté hier midi, devant le siège troyen, Espace Regley.

 

 

 

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Licenciement jugé sans motif : 1,5 million d’euros d’indemnités pour les ex-Petitjean

Article publié le 14/07/2018

 

Le licenciement de 50 salariés de Petitjean en 2015 vient d’être jugé sans cause réelle et sérieuse. En moyenne, ils recevront une indemnité de 30 000 €.

 

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Des ateliers de Lacoste fermeront dans la Marne et la Haute-Marne

Article publié le 31/05/2018

 

Les ateliers de bonneterie situés à Vitry-le-François et Suippes (près de Châlons-en-Champagne) fermeront le 31 décembre. Les salariées, environ 50, font les frais du projet « de recentrage de l’outil industriel » du groupe Lacoste. Deux autres ateliers, situés en Haute-Marne, à Montier-en- Der et Froncles, sont également concernés par cette fermeture.

 

Les salariées, si elles veulent conserver leur emploi, devront travailler à Troyes ou à Vaucouleurs (Meuse).

 

En ce qui concerne les salariées vitryates, elles seraient « 3 ou 4 » à rejoindre Troyes et « 2 ou 3 » le site de Vaucouleurs. À Suippes, site menacé depuis plusieurs années, le maire, Jean-Raymond Egon, estime à 4 ou 5 le nombre de femmes décidées à rejoindre Troyes sur les 25 que compte le site.

 

Un article non signé publié dans Libération Champagne

Près de 700 manifestants à Troyes pour défendre la fonction publique

Article publié le 23/05/2018

 

 

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Absorba Poron (Troyes) bientôt sous le giron du chinois Semir

Article publié le 08/05/2018

 

Rebaptisé Kidiliz en 2016, l'ex-groupe Zannier auquel appartient le site Absorba de Troyes (100 salariés en logistique et conception) est en passe d'être racheté par Semir, le géant chinois de la mode enfantine qui affiche 1,6 milliard d'euros de chiffre d'affaire, notamment grâce à sa marque phare Balabala.

 

Les négociations exclusives en cours donneraient naissance au numéro deux mondial du secteur avec un chiffre d'affaires autour des 2 milliards d'euros. La famille Zannier, encore actionnaire à 100 % de Kidiliz (427 M€ de chiffre d'affaires) céderait le contrôle du groupe aux Chinois mais l'équipe de direction actuelle arrivée en 2013 resterait en place.

 

Kidiliz compte 3 500 salariés dont la moitié en France, 802 magasins en France, 521 à l'étranger, et possède une dizaine de marques dont Catimini, 3 Pommes, Jean Bourget, Lili Gaufrette, Chipie, Dim, Kenzo Kids, Junior Gaultier, Paul Smith Junior... et Absorba, la marque née et développée à Troyes par les Ets Poron.

 

Un article non signé publié dans Libération Champagne

France Sécurité Evénements: ils attendent leurs salaires et redoutent la précarité

Article publié le 17/04/2018

 

Au moins une quinzaine de salariés, sans travail et sans salaire, vont saisir les prud’hommes à Troyes.

 

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PSI : « Les salaires se font toujours attendre ».

Article publié le 13/04/2018

 

Des employés s’inquiètent de ne pas avoir encore été payés.

 

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FSE : les salariés vont saisir les prud’hommes

Article publié le 13/04/2018

 

 

 

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La galaxie «FSE» en pleine déroute

Article publié le 10/04/2018

 

Les salariés de cette entreprise de sécurité sont invités à rester chez eux. Les salaires de mars sont impayés. L’entreprise n’a en fait pas d’autorisation d’exercer. Une histoire surprenante.

 

 

 

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PSI et ELAP: le jour d’après…

Article publié le 04/04/2018

 

Un nouveau chapitre s’ouvre pour les salariés de PSI et ELAP, qui viennent d’être rachetés par la société BIOLOG. Le personnel a rencontré, hier matin, le nouveau patron, François SERBOURCE.

 

 

 

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18 licenciements à PSI et quatre pour ELAP

Article publié le 02/04/2018

 

 

 

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Une forte mobilisation pour un week-end pascal animé chez Carrefour

Article publié le 01/04/2018

 

En réponse à l’appel à la grève, la mobilisation était importante, ce samedi, dans les magasins aubois.

 

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À Romilly, 50% de grévistes chez Carrefour Market

Article publié le 01/04/2018

 

 

 

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PSI: le tribunal de commerce retient l’offre de reprise de Biolog

Article publié le 31/03/2018

 

Les juges du tribunal de commerce de Reims ont tranché, et validé la reprise des six sociétés du groupe Financière Pontoise par la SARL Biolog, représentée par François Serbource.

 

 

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Le personnel de Carrefour en grève samedi à La Chapelle Saint-Luc et Saint-André-les-Vergers

Article publié le 30/03/2018

 

 

 

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PSI: le tribunal de commerce de Reims statuera vendredi

Article publié le 29/03/2018

 

À l’issue de l’audience durant laquelle le projet de reprise de Biolog a été présenté, les juges ont décidé de s’accorder un dernier délai avant leur verdict. Rendez-vous vendredi, 14 h.

 

 

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Grève chez Gravotech pour les salaires

Article publié le 28/03/2018

 

Dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), les salariés de Gravotech* ont exprimé leur mécontentement en faisant grève, hier, de 9 h à 16 h environ. En cause, le refus de la direction d’une augmentation de salaire globale de 3 %. Celle-ci proposait une augmentation mais qui pouvait varier en fonction de la catégorie professionnelle, selon les représentants de la CGT : « Nous demandons la même augmentation de 3 % pour tout le monde. Libre ensuite à la direction d’y ajouter une augmentation individuelle. »

Un débrayage d’une heure était prévu mais les salariés ont souhaité poursuivre le mouvement. Finalement, dans l’après-midi, la direction a accepté les demandes des représentants du personnel.

Les grévistes (environ 80 personnes, soit 30 % des salariés) ont alors repris le travail.

Un article non signé publié dans Libération Champagne n° 25265  

 

Note : * Anciennement Gravograph à La Chapelle-saint-Luc.

Le groupe Gravotech dont le siège social est à Rilleux-La- Pape dans le département du Rhône, est le regroupement de trois société : Gravograph, Technifor et Vision Numeric.

54 emplois à pourvoir dans la restauration sur l’aire de Fresnoy-le-Château sur l’A5

Article publié le 27/03/2018

 

Deux restaurants – Memphis Coffee et Léo Resto – prévoient une ouverture à la mi-juin sur l’aire de Troyes – Fresnoy-le-Château sur l’A5. À la clé, 54 emplois à pourvoir.

 

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Des syndicats unis pour défendre le service public

Article publié le 23/03/2018

 

Ils étaient plus de 1 000 manifestants, hier après-midi, à défiler dans les rues de Troyes à l’appel des différents syndicats de fonctionnaires. La mobilisation pourrait se poursuivre.

 

 

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La Miroiterie de Champagne placée en liquidation judiciaire

Article publié le 21/03/2018

 

 

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PSI : un repreneur potentiel

Article publié le 20/03/2018

Trois semaines après la dernière audience, le tribunal de commerce de Reims n’a pas eu de nouvelle offre de reprise pour Pont-sur-Seine industries. Fin du suspense le 28 mars.

 

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CFDT: retraités en colère mais pragmatiques

Article publié le 19/03/2018

 

 

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La Société nogentaise de blanchisserie en liquidation: des repreneurs potentiels

Article publié le 16/03/2018

L’entreprise, qui compte 31 salariés, a été placée en liquidation judiciaire avec une poursuite d’activité autorisée jusqu’au 27 mai, en vue d’une cession.

 

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Les retraités se sentent floués

Article publié le 16/03/2018

Ils étaient plus d’un millier dans les rues troyennes et une centaine à Bar-sur-Aube et Romilly à manifester leur opposition à la réforme de la CSG qui grève sérieusement leur budget.

 

 

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Trente postes à pourvoir au futur restaurant de Mesnil-Saint-Père

Article publié le 15/03/2018

 

 

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Les retraités dans la rue jeudi 15 mars 2018

Article publié le 13/03/2018

 

 

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SCIAE: Après l’annonce de la reprise, un relatif soulagement

Article publié le 10/03/2018

 

 

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Maintenant, place au plan social à la SCIAE

Une offre de reprise, au moins 100 salariés sur le carreau : la SCIAE, c’est (presque) fini.

Sur le site, les salariés aspirent maintenant à passer à autre chose. - Archives 2017 Photographe: Archives 2017

Article publié le 18/01/2018 dans Libération Champagne

 

Mercredi, à la sortie de l’usine de la SCIAE, les visages ne sont guère plus moroses que d’habitude. Les salariés apprennent par bribes, « sur Facebook, dans l’Est éclair », « par des on-dit, des bruits… », qu’une seule offre de reprise a été faite.

Présentée par trois membres de l’entreprise (voir notre précédente édition), elle prévoit le maintien de 32 emplois sur les 132 que compte le site aujourd’hui.

Même si les employés, les représentants syndicaux ou le secrétaire du comité d’entreprise reconnaissent que la proposition a le mérite d’exister, ils sont globalement sceptiques.

« Trente - deux personnes, c’est peu ; surtout avec seulement douze personnes en production. C’est impossible de faire tourner les ateliers comme ça », estiment Frédéric, 21 ans d’entreprise, et Didier, 23 d’ancienneté.

Pour Yohan, en poste depuis 21 ans, « ça fait cinq ans que l’activité baisse ; aujourd’hui, on touche le fond. C’est pesant ; tous les jours, on vient travailler en se demandant ce qui va se passer. »

 

« DIFFICILE DE SE PROJETER »

Présent sur le site depuis sept ans, Yoann, comme la plupart de ses collègues, n’est pas «  surpris. On n’avait plus beaucoup d’espoir. Mais tant que rien n’est officiel, c’est difficile de se projeter trop loin. »

Se projeter et envisager l’après, c’est bien désormais ce à quoi les salariés de la SCIAE aspirent. Leurs représentants aussi. Pour Gilles Marchand, secrétaire du comité d’entreprise,   « les gens s’attendaient à cela depuis des semaines, ils se sont préparés. Il faut attendre de savoir si l’offre de reprise sera validée. Et on va commencer à travailler sur le plan social », puisque de toutes façons, il y aura des licenciements : 100 ou 132, selon la décision du tribunal de commerce le 13 février.

Pour Alain Lucan, délégué syndical CGT, « on ne peut pas se réjouir de cela, mais si 32 emplois sont sauvés, c’est toujours ça. Et puis, surtout, maintenant, les salariés savent, c’est un soulagement. »

Patrick Lor, délégué CFDT, « est dégoûté ». Mais, comme ses homologues syndicalistes, il va « se battre pour que les gens partent dans les meilleures conditions possibles ». Quant au directeur du site, Daniel Souissi, il n’a pas souhaité s’exprimer.

Le soir, lors du conseil municipal, le maire  Jacky Durvy a confié : « Aujourd’hui, je crois que la commune ne peut rien faire… Je vois mal comment ils (les trois salariés qui ont déposé une offre de reprise, NDLR) peuvent avancer. Mais je leur souhaite de réussir. » !

Article de Carole LEGRIS

La SCIAE devrait perdre 100 de ses 132 emplois

Un seul repreneur s’est manifesté pour l’entreprise de fabrication de meuble. Il ne reprendrait que 32 des 132 salariés à Dienville. Un véritable coup de massue.

En septembre dernier, les salariés avaient manifesté leur inquiétude. – Archives Photographe: Archives

Article publié le 17/01/2017

 

Un vrai coup de massue. Un énième coup de massue même. Après  la liquidation de SIMPA (360 salariés) à Vendeuvre-sur-Barse en 2014, puis celle de l’usine Allia (80 salariés) à La Villeneuve-au-Chêne en juillet dernier, c’est désormais au tour de la SCIAE d’affronter les pires difficultés.

 

Placée en redressement judiciaire  le 5 décembre dernier, l’entreprise de meubles de Dienville compte encore 132 salariés. « Il y aura des licenciements », avait prévenu Me Contant à sa sortie du tribunal. L’administrateur judiciaire avait vu juste, mais n’envisageait sans doute pas l’ampleur de la catastrophe sociale à venir.

 

Alors que le dépôt des offres est clôturé depuis lundi soir, une seule offre, émanant de trois cadres de la SCIAE, a été pour l’heure déposée au tribunal de commerce de Troyes. L’offre déposée par la directrice des ressources humaines Audrey Baudry, le contrôleur de gestion Bernard Cudel et le comptable Jean-Baptiste Clément, ne prévoit la reprise que de 32 des 132 salariés. Ce qui signifie que 100 personnes se retrouveront au chômage peu après la décision du tribunal programmée pour le 13 février.

 

« Cent salariés qui partent, cela fait beaucoup, résume, dépité, Gilles Marchand. On va essayer de modifier le projet de reprise pour qu’il y ait plus de salariés repris. Mais tout le monde attend la fin, ajoute le secrétaire du comité d’entreprise. Depuis le retour des vacances de Noël, on sentait que c’était terminé. Les grands groupes comme Demeyere, Parisot ont étudié une possible reprise, mais aucun n’a donné suite. L’ancien directeur Denis Lavandier s’est également retiré en estimant que le dossier était trop mal engagé. Et finalement, seuls les cadres de l’entreprise ont eu le courage de faire une offre. Reste à savoir si elle sera validée. De toute façon, pour la plupart d’entre nous, on va se retrouver le bec dans l’eau. Et après, pour retrouver du boulot dans la région, ce n’est pas évident  ».

 

Nous reviendrons évidemment dans l’une de nos prochaines éditions sur la situation de la SCIAE, une entreprise « historique » du département. Créée en 1948 par Georges Sciannamea, dirigée par son gendre Denis Lavandier de 1977 à 2010, la société de meubles de Dienville avait été finalement rachetée par un fonds d’investissement avant de rentrer dans le giron du groupe allemand Vivonio.

Article de THIERRY PÉCHINOT

La rupture conventionnelle collective : plans sociaux et licenciements au rabais?

Pas prévue dans les premières moutures de la loi Travail, la rupture conventionnelle collective a vite séduit le patronat. Beaucoup moins les syndicats.

Sur le plateau de l’émission Cash Investigations sur France 2, le 26 septembre dernier, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, vantait les avantages de la rupture conventionnelle collective. - (Photo : Capture d’écran)

Article publié le 13/01/2018

 

C’était une mesure plutôt discrète des ordonnances réformant le Code du travail. Mais une mesure qui s’est vite révélée emblématique. La rupture conventionnelle collective (RCC) est un accord collectif qui peut définir les modalités et les conditions de la rupture d’un commun accord du contrat de travail entre l’employeur et des salariés. Le plan de départs volontaires, établi par l’accord, a pour but d’atteindre un objectif de suppression d’emplois en excluant tout licenciement. Elle est entrée en vigueur le 22 décembre 2017. La mesure était réclamée par le patronat et dès sa mise en place, plusieurs entreprises ont annoncé qu’elles allaient s’en servir.

 

ACCORD AVEC LES SYNDICATS MAJORITAIRES

Ce fut le cas de l’enseigne d’habillement Pimkie (groupe Mulliez qui possède notamment Auchan) qui a ainsi occupé la scène médiatique pendant plusieurs jours, espérant sans doute être labellisée « première entreprise » ayant utilisé cette mesure.

Patatras ! Le mardi 9 janvier, en soirée, les responsables de l’enseigne ont dû annoncer qu’ils renonçaient, faute d’accord syndical. Car c’est l’une des conditions sine qua non à la validation de la RCC : elle doit faire l’objet d’un accord avec les syndicats qui doivent représenter au moins 50 % des salariés de l’entreprise. Il s’agit bien d’un accord, donc il n’est pas possible à l’employeur d e l’imposer aux syndicats (et réciproquement).

La direction de Pimkie avait sans doute misé sur un accord avec les syndicats dits « réformistes » pour faire passer la mesure. Elle a essuyé un cuisant revers, la CFDT ayant refusé de donner son accord à ce qui s’apparentait à un plan social déguisé. Les syndicats ont notamment pointé du doigt l’incohérence d’un plan de départs « volontaires » alors que des fermetures de magasins sont programmées (37 magasins sur 321). Un petit côté « volontaires forcés » qui n’a pas échappé aux syndicats.

« La ligne de la CFDT reste la défense des salariés, sans s’arquebouter sur des positions de principe », rappelle Rémi Bardeau, le secrétaire de l’Union départementale CFDT.

Toutefois, si le syndicat se dit prêt à étudier en détail toute proposition, il refuse que la RCC puisse être utilisée afin de se débarrasser des salariés fragilisés comme les seniors, ce qui ont de l’ancienneté, ne sont pas formés ou encore syndiqués.

 

MOINS DE PROTECTION ET DE GARANTIES POUR LES SALARIÉS

« Il n’y a vraiment aucun intérêt pour les salariés dans les RCC », insiste le responsable syndical. Pour lui, soit l’entreprise a des difficultés financières et elle peut alors utiliser le dispositif du PSE (plan de sauvegarde de l’emploi, parfois encore appelé plan social) qui est plus protecteur pour les salariés avec des possibilités de formation, d’accompagnement, d’indemnisation plus importante ; soit l’entreprise n’a pas de difficultés financières et veut surtout s’adapter aux mutations des marchés mais, « il est de la responsabilité de l’entreprise de former les salariés afin de leur permettre d’évoluer. »

Même son de cloche à la CFE-CGC. Le syndicat des cadres a un avis plutôt négatif sur la RCC. « On est en train de flexibiliser à l’extrême le marché du travail. Tout est fait pour encourager le départ des entreprises, ce n’est pas vraiment un signal très positif », explique

Laurent Peix, président de la section commerce de la CFE-CGC de l’Aube. Là encore, l’intérêt de la mesure demeure confus : « On ne comprend pas l’intérêt de ce principe de rupture collective. Quel est l’intérêt pour une entreprise qui va bien de recourir à cette mesure, sauf à vouloir rajeunir sa pyramide des âges ou réduire ses effectifs pour faire plaisir aux actionnaires ? »

Le responsable syndical n’est pas dupe : « On a l’impression que les ruptures conventionnelles collectives sont surtout des PSE au rabais ! », poursuit-il tout en redoutant des « pressions amicales » pour inciter aux départs. « Ça peut être dangereux pour des gens vulnérables ».

Quant à la CGT, vent debout depuis le début contre cette mesure, elle ne peut que se féliciter de la déconvenue essuyée par Pimkie. « C’est le moyen rêvé pour le patronat de s’affranchir des règles du PSE. Gattaz en a rêvé, Macron l’a fait ! », tonne David Morin, le secrétaire départemental du syndicat. « L’idée avec cette mesure, c’est de dire que licencier plus facilement va faire baisser le chômage mais derrière, combien de drames humains ? », interroge le responsable syndical.

 

DOUBLE DISCOURS DE LA MINISTRE

Un avis que partage Rémi Bardeau (CFDT) : « Le discours de Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, est ambigu. Elle dit que la RCC va permettre aux équipes de se renouveler par l’embauche de plus jeunes alors que quelques temps auparavant, elle affirmait que le ministère et les DIRECCTE seraient vigilants afin que les RCC ne permettent pas de se débarrasser des seniors. C’est un double discours. »

Le seul point « positif » – et encore – que les syndicats ont pu trouver à la rupture conventionnelle collective reste l’obligation de passer par un accord majoritaire avec les syndicats représentatifs : « On l’a vu avec Pimkie, ça reste un garde-fou efficace », souligne Laurent Peix pour qui la RCC ne devrait pas fonctionner, au final, « et c’est tant mieux ! » !

Article de Stéphanie MUNIER

 

PIMKIE MAIS PAS QUE…

D’autres entreprises tentées

Pimkie a échoué mais il pourrait en aller différemment avec PSA Peugeot Citroën, deuxième candidat « déclaré ». Chez le constructeur automobile, seule la CGT est opposée au projet. Près de 2 000 postes sont pourtant concernés. La CFDT et FO seraient moins critiques.

 

Le groupe de presse Figaro pourrait également être intéressé par le dispositif. Néanmoins, les syndicats ne seraient pas convaincus par les premières propositions faites par la direction.

 

Le groupe Carrefour envisageait également d’annoncer la mise en place d’une rupture conventionnelle collective.

 

Enfin, côté banques, de sérieux doutes persistent chez les syndicats quant à la mise en place d’une RCC à la Société Générale.

Le groupe PSI, 100 salariés dans l’Aube, placé en redressement judiciaire

Les six sociétés, en cessation de paiement, ont été placées en redressement avec poursuite d’activité de six mois par le tribunal de commerce de Troyes mardi.

Les représentants du personnel des sociétés rémoises, Antennes FT et Tonna Électronique, et pontoises, Pont-sur-Seine Industries et Elap au tribunal mardi.

Article publié le 10/01/2018

 

On savait l’entreprise en difficulté. Lundi après-midi, les salariés de Pont-sur-Seine Industries (PSI) et Elap à Pont-sur-Seine, mais aussi d’Antennes FT et Tonna Électronique à Reims, ont appris que l’ensemble des sociétés du groupe composant La Financière pontoise passait au tribunal de commerce de Troyes le lendemain. Une annonce faite à Pont-sur-Seine par les représentants du personnel qui l’avaient eux-mêmes appris en comité d’entreprise, le matin même.

Mardi matin, Bruno Proust, le patron du groupe qui comprend aussi les Financières pontoise et Tonna, ainsi que les représentants du personnel, étaient donc à Troyes, pendus à la décision du tribunal.

 

LES QUELQUE 180 EMPLOYES N’ONT EU QUE 30 % DE LEUR SALAIRE DE DECEMBRE

«  J’ai fait une déclaration de cessation de paiements  », confiait simplement Bruno Proust avant l’audience qui a vu passer une à une les sociétés. En début d’après-midi, on apprenait que le tribunal de commerce avait décidé de placer l’ensemble des six sociétés du groupe en redressement judiciaire avec poursuite d’activité de six mois. Un administrateur judiciaire avec mission d’assistance, Me  Contant, a été nommé et la déclaration provisoire de cessation de paiements établie au 22 décembre. Le prochain rendez-vous au tribunal est fixé au 27 février.

Les quelque 180 salariés, dont une centaine à Pont-sur-Seine, sont donc dans l’attente. D’autant plus que, début janvier, ils n’ont reçu qu’un acompte de 30 % du net dû pour le mois de décembre. Dans le courrier les en informant, la direction précise que «  tout est mis en œuvre pour permettre la régularisation du solde dans les meilleurs délais  ».

Quant à l’ambiance, selon les représentants du personnel, elle est différente selon les entreprises.

À Pont-sur-Seine, chez PSI, «  l’ambiance, jusqu’à aujourd’hui, ça va  », confie Yohann Gramain : «  Les gens ont encore l’espoir de tenir. Ils font encore confiance à leur patron. Chez PSI, on a un carnet de commandes complet. Le problème, c’est la matière première. Si on ne peut pas payer, les fournisseurs ne suivront pas.  »

Au contraire, chez Antennes FT, Benoît Legendre parle d’une ambiance «  catastrophique  ». «  Catastrophique, c’est le terme. Surtout pour tous ceux qui sont en couple. On est une petite vingtaine, dont trois couples avec des personnes âgées entre 47 et 65 ans. Ce sera impossible pour elles de retrouver du travail  », constate-t-il, rappelant que les antennes terrestres fabriquées par AFT sont destinées à 30 et 70 % pour ELAP et Tonna et que «  notre fournisseur principal est PSI  ». Bref, «  c’est comme un château de cartes.  »

Quant à savoir si un mouvement social est à envisager, les deux représentants du personnel l’écartent aussitôt : «  Faire un mouvement de grève maintenant empirerait les choses.  »

On rappelle que Pont-sur-Seine Industries fabrique différents types de pièces pour du matériel incendie, de traction et levage, pour des serrures et fait aussi du traitement de surface de pièces en fonction de leur utilisation (comme de l’anticorrosion). Elap produit du matériel de réception satellite pour le particulier. Tonna Électronique fabrique, notamment, des contrôles d’accès aux immeubles et toute l’alimentation jusqu’à l’entrée de l’appartement. AFT fait des antennes terrestres.

 

QUID DE LA VENTE DES BATIMENTS PONTOIS ?

Si des questions se posent aujourd’hui sur une reprise éventuelle du groupe, on s’interroge également sur le rachat des bâtiments de la zone Gratte-Grue à Pont-sur-Seine. Construits en 2008 par la communauté de communes du Nogentais (CCN), le groupe Financière pontoise devait prendre ces biens en crédit-bail et en devenir propriétaire au bout de 30 ans. Mais celui-ci n’a jamais été signé et c’est un bail précaire qui a perduré. Seulement, depuis 2012, les difficultés de paiement se sont fait ressentir et la société n’a pu honorer la totalité de ses loyers, s’endettant à hauteur de 772 000 € HT à ce jour. Or, en fin d’année, la société nogentaise Pok, qui fait fabriquer du matériel incendie chez PSI, avait envisagé le rachat des bâtiments à la CCN. Pour aider PSI, les élus ont, en parallèle, décidé d’effacer 572 000 € de dettes et de demander seulement une somme de 200 000 € HT payable au plus tard au 30 janvier. Mais, au vu des derniers développements, tout semble aujourd’hui incertain.

 

Article de Sandra Roger et Bruno Dumortier

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